Page d'urgence · T1
Je vais mal — trouver de l'aide maintenant
Si la situation est grave ou si vous ne savez pas, appelez. Il vaut toujours mieux appeler pour rien que trop tard. Vous n'avez pas à rester seul face à un danger immédiat.
Dans quelle situation êtes-vous ?
Je vais mal
Je souffre, je n'y arrive plus, j'ai des pensées noires.
Je m'inquiète pour un proche
Son comportement a changé, je ne sais pas comment réagir.
Mon proche est en crise maintenant
La situation se dégrade et je dois agir tout de suite.
Je vais mal
- Appelez le 3114. C'est gratuit, c'est anonyme si vous le souhaitez, et c'est fait pour ça.
- Ne restez pas seul. Prévenez une personne de confiance, même par message, même brièvement.
- Mettez de la distance entre vous et ce qui pourrait vous mettre en danger ; demandez à un proche de vous aider à le faire.
- Contactez votre psychiatre ou votre médecin traitant, ou le centre médico-psychologique dont vous dépendez, en signalant qu'il s'agit d'une urgence.
- Si le danger est immédiat, appelez le 15.
Un professionnel de santé formé à la prévention du suicide décroche. Il vous écoute, sans jugement et sans vous presser. Vous n'êtes pas obligé de donner votre nom. Vous parlez de ce que vous vivez ; l'appel sert à vous aider à traverser le moment et à envisager la suite avec vous. Selon la situation, il peut vous orienter, vous proposer d'être rappelé, ou mobiliser un secours.
Je m'inquiète pour un proche
Vous pouvez appeler le 3114 pour un tiers : vous n'avez pas besoin d'être vous-même en détresse pour demander conseil.
- Parlez-lui directement et calmement de ce qui vous inquiète, en décrivant ce que vous observez.
- Posez la question des idées suicidaires si vous y pensez. En parler ne crée pas le risque : cela ouvre au contraire une porte.
- Ne restez pas seul avec cette inquiétude : appelez le 3114, son psychiatre, ou son médecin traitant.
- Proposez de l'accompagner à une consultation plutôt que de la lui prescrire.
Mon proche est en crise maintenant
Les signes qui justifient une aide urgente
- Idées suicidaires, plan précis, propos d'adieu, don soudain d'objets importants.
- Agitation extrême, impossibilité de tenir en place, propos incohérents ou accélérés.
- Symptômes psychotiques : perte de contact avec la réalité, convictions inhabituelles, hallucinations.
- Absence de sommeil depuis plusieurs jours associée à une forte accélération.
- Mise en danger : conduite à risque, dépenses massives, prises de substances, comportements dangereux.
- Refus de s'alimenter ou de boire, état physique dégradé.
Que faire dans l'immédiat
- Sécuriser : réduire les stimulations, écarter ce qui peut être dangereux, éviter de laisser la personne seule si le risque est élevé.
- Ne pas s'opposer frontalement à un discours délirant ou exalté : la confrontation augmente l'agitation. Parler doucement, phrases courtes.
- Appeler, dans cet ordre : le psychiatre traitant ou le CMP en journée ; le 3114 en cas de risque suicidaire ; le 15 si le danger est immédiat.
- Préparer les informations utiles : diagnostic connu, traitements, coordonnées du psychiatre, plan de crise s'il existe.
Il existe des dispositifs de soins sans consentement, très encadrés par la loi, dont l'admission à la demande d'un tiers et l'admission en cas de péril imminent. La page Gérer une crise explique qui décide, selon quelle procédure, quels sont les droits de la personne et quel contrôle exerce le juge.
Et après ?
Une crise ne dit pas tout d'une vie. Une fois le moment passé, deux choses aident : reprendre contact avec l'équipe soignante pour ajuster le suivi, et préparer « à froid » un plan de crise conjoint qui dira, la prochaine fois, quoi faire et qui appeler.
Pour les proches, la culpabilité après un appel aux secours est fréquente et légitime : la page Protéger l'aidant lui est consacrée.
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